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Liftoff!

Un amour pour l’espace, vers l’infini et l’au-delà

Depuis mon plus jeune âge, je suis fascinée par l’espace. Je me revois, lors de longues heures de routes la nuit, allongée sur le siège arrière, à contempler la voûte céleste à travers la vitre de la voiture… Je me revois, passer ces longues nuits « à la belle étoile », à traquer les passages des satellites (et à flipper de voir passer un OVNI, je l’avoue), à regarder fixement ce noir moucheté, pour m’habituer à l’obscurité, et voir encore et toujours plus d’étoiles, m’enfoncer dans la masse cosmique et me laisser envahir par elle.

J’ai souvent admiré la lune aussi, insaisissable en photo. Quoi de plus plaisant que de la scruter, d’observer ses cratères, ses « régions », d’imaginer Armstrong, Aldrin et tant d’autres gambader dessus…. Celle-ci m’attirait autant qu’elle m’effrayait, je me demandais quand elle nous tomberait dessus, j’avais l’impression qu’elle approchait…. Des peurs de gosse quoi.

Lune du matin, vue à travers une monoculaire… Photographie de F.B

Puis il y eut la visite de l’Eurospace center en Belgique, quel extase !

L’espace s’est souvent matérialisé par des grigris, des accessoires : pendentifs d’étoiles, de saturne, miroirs en forme de saturne, étoiles et lune phosphorescentes, écharpes et leggings nébuleuses…. Je vous rassure, il ne me reste que mes bijoux, mon style s’étant radicalement assagi passé le quart de siècle. Bon, ok, j’ai quand mêmes mes bouquins et ma merveille de maquette Lego de Saturn V aussi….

Moi qui jusque là n’avait d’autre possibilité que de m’intéresser à l’art sous toutes ses coutures, je profite aujourd’hui pleinement de cette pause que je fais dans ma carrière d’historienne et sociologue des arts, pour me plonger pleinement dans cette passion jusque là jamais creusée, et dont les connaissances restaient en surface. (c’est le cas aussi pour les sectes, mais nous y reviendrons ailleurs, et plus tard… peut-être…)

Bref. Je pourrais parler de l’espace en général pendant des kilomètres, mais cela fera l’objet de nombreux autres articles. Ici, je voudrais traiter de la conquête spatiale, et plus précisément de la douce frénésie des lancements.

Ayant vu beaucoup de films de Hard Science-Fiction, je ne connaissais les lancements de fusées que par ce biais.

Ce n’est qu’en novembre 2018 (!!!!!!) que je découvris par hasard, la possibilité de regarder des lancements diffusés en direct, et ainsi tout un univers particulier qui en découle.
Cette première opportunité, c’est Space X qui me l’a offerte, le 15 novembre 2018, avec le lancement du satellite géostationnaire Es’Hail 2, « expédié » par le lanceur Falcon 9 Block 5.

Ce décollage, (et les dizaines d’autres qui ont suivi depuis), m’a permis de vivre une sensation jamais ressentie jusque là. Étant quelqu’un d’anxieux, j’ai vu en dans ce décollage, un bienfait, une catharsis comme je n’en avais jamais connue auparavant. Lorsque le lanceur décolle, que ces tonnes de métal et de carburant s’élèvent dans ce gros amas de fumée et de flammes, c’est comme si tout le poids de mes angoisses, toute la lourdeur de mes anxiétés, s’envolaient avec lui. Un genre d’orgasme visuel et cérébral en somme.

On devient rapidement accro aux décollages de fusée. On trouve des applis qui donnent les dates, heures et infos du moindre lancement de n’importe quelle agence spatiale, puis on commence à adapter son emploi du temps en fonction de cela…. Pour ne pas louper le shoot d’adrénaline mêlée d’endorphine. Très vite, je me suis rendue compte que cela pouvait être plus addictif de la clope ou le jeu. Alors je me suis maîtrisée. Je ne regarde que les lancements à des heures décentes, et quand je suis disponible…. Après tout, c’est peut-être encore plus appréciable lorsque cela est occasionnel, et les bienfaits n’en sont que plus profitables ?

Des lancements version année 80, à l’american dream d’Elon Musk

Évidemment, certaines agences effectuent plus de lancements que d’autres, et chaque pays a sa spécificité, ce qui fait que bien souvent, un lancement, une mission implique plusieurs agences. C’est déjà le cas de l’ISS, qui a même des « quartiers » pour chaque pays, et de fait, pour les envois de cargos de ravitaillements.

Voici à présent les différentes agences dont j’ai pu observer les décollages:

ISRO (Inde)

Contre toute attente – du moins de ma part-, l’Inde a une agence spatiale qui envoie régulièrement des satellites militaires en orbites, ainsi que des sondes en quête d’exploration du système solaire. L’Indian Space Research Organisation a même de même été fondée en 1969 -donc relativement tôt!!!-, et compte deux lanceurs principaux : le PSLV lanceur rouge et blanc, et le GSLV, composé d’un lanceur et de deux booster latéraux. Le plus étonnant, c’est que ces lacements sont diffusés en direct (chose que certains pays à la technologie plus avancée ne font pas)!!

Le 24 janvier 2019, j’ai eu l’occasion d’assister au lancement d’un PSLV – C44, destiné à envoyer un micro-satellite sur une orbite basse à 274 km de la terre. Un moment inoubliable qui m’a donné l’impression de faire un bond dans les années 80…. Et pour cause, la qualité de l’image, l’affichage du décompte rappelant les vieux camescopes, le lanceur lui-même (que je trouve magnifique), sont bien loin des designs presque futuristes que nous proposent les géants de l’aérospatial. Et pourquoi pas ? Leur travail n’en reste pas moins honorable, et cela m’a permis de vivre un moment fabuleux, digne d’un Bollywood – puisque même le personnel du centre de contrôle était en tenue traditionnelle!- Le site de l’ISRO vous propose de revoir la vidéo 🙂

Screenshot effectué 41 minutes avant le lancement de cette belle fusée 🙂

NASA (U.S.A)

Est-il encore nécessaire de la présenter ? Fondée en 1958 par Eisenhower, la NASA est la plus grosse agence spatiale du monde, avec un budget de près de 20 000 millions d’euros, et 40% de vols habités, ils nous font rêver quasi quotidiennement avec les clichés et découvertes de leurs sondes (Voyager 1&2, Hubble, Curiosity etc…) et par leurs lancements emblématiques et historiques (Saturn V pour Apollo 11 évidemment ou Discovery , qui fut la dernière mission de la navette Atlantis, suite aux échecs dramatiques de Challenger et Columbia…). Aujourd’hui les lancements de la NASA sont le plus souvent effectués en collaboration avec d’autres agences spatiales, en vue de missions vers l’iss, ou pour prêter ses pas de tir ( Cap Canaveral et LC-39 – qui permet l’envoi de grosses fusées-). Ainsi, de par ses collaborations ainsi que sa volonté de rendre publique toutes ses actions, la NASA permet de voir des lancements dont les retransmissions en direct ne se font habituellement pas, comme pour la Russie, mais nous verrons cela plus tard. La NASA prévoit un retour de l’homme sur la lune en 2024 et l’envoi d’une sonde sur Mars pour 2020 : affaire à suivre !!)

Space Transportation System Number 6, Orbiter Challenger, lifts off from Pad 39A carrying astronauts Paul J. Weitz, Koral J. Bobko, Donald H. Peterson and Dr. Story Musgrave.
Ce décollage tristement célèbre pour sa désintégration seulement 73 secondes après avoir quitté la terre ferme…
Ce vaisseau reste l’un des plus impressionnant selon moi.

ESA / CNES / Arianespace (Europe/ France)

Les trois agences fonctionnent quasi-systématiquement de concert. L’ Agence Spatiale Européenne a été créée en 1975 et compte le support de 22 pays Européens. Avec un budget bien plus modeste que la NASA – 6500 millions d’Euros SEULEMENT– , l’ESA a le mérite d’agir sur tous les fronts : exploration, recherches scientifiques, envoi de satellites, et tout de même 9.3 de vols habités (dont le français Thomas Pesquet ayant vécu dans la Station Spatiale Internationale entre 2016 et 2017 ) ! Et pour cause, L’ESA, en collaboration avec la Russie, se sert de la base de lancement de Kourou, en Guyane Française ( c’est là que le CNES – créé en 1961, avec un budget de 6770 millions d’Euros- en prêtant son pas de tir.) pour envoyer ses soyouz vers l’ISS, ce que nous verrons juste après, sisi, promis! L’agence spatiale privée ArianeSpace, en parallèle du CNES (ou avec le CNES, j’avoue que mes connaissances ne sont pas encore assez poussées et que ce point reste flou, si quelqu’un peut éclairer ma lanterne, qu’il n’hésite pas à me laisser un petit commentaire), envoie de nombreux satellites autour de la terre, pour divers pays. La première fusée Ariane 5 que j’ai pu voir décoller amenait ainsi le 5 février, dans la mission VA247, deux satellites (Hellasat ( Grèce) et Gsat31 (Inde)) en orbite. La chaîne officielle du CNES sur Youtube vous propose de revoir ce lancement :

Ça enfume sec à Kourou!
À 8 secondes du décompte….

Arianespace a également un autre lanceur, plus simple et moins célèbre du nom de Vega. J’ai eu l’occasion d’en voir la diffusion du décollage le 21 mars 2019. La mission V14, avait pour but d’envoyer le satellite d’observation terrestre Prisma en orbite. . Je dois dire que les décollages nocturnes offrent une atmosphère tout à fait différente. Si on ne peut malheureusement pas suivre les lanceurs très longtemps, comparé aux liftoff diurnes qui permettent bien souvent une visibilité infinie (ou presque), les lancements nocturne ont ce petit côté S.F / surnaturel qui ajouter un peu plus d’adrénaline. De plus, les merveilleuses carlingues blanches s’élevant dans une nuée de flammes sur un fond sombre : ça claque !

La qualité de mes screen est pas top, mais elle va souvent de pair avec la qualité d’image des diffusions…

Et puis il faut aussi l’avouer, peut-être par chauvinisme, à Kourou, l’ambiance est quand même vachement chaleureuse, les commentateurs/ commentatrices ont la voix ensoleillée, et expliquent chaque détail des missions… Néanmoins, je dois avouer que le décompte en anglais me fait quand même plus d’effet… J’ignore pourquoi !
Enfin, Le CNES et Arianespace ont l’avantage de beaucoup communiquer par le biais des réseaux sociaux dans le sens où ils n’hésiteront pas à répondre à vos questions, si vous en avez ! ( et toc, un point en plus!)

Roscosmos (Russie)

On y arrive enfin! Roscosmos, agence spatiale russe, qui pour l’instant sauve la mise de toutes les autres agences ! Pourquoi ? Parce que Roscosmos prête gentiment son Soyouz pour tous les envois de cargos de ravitaillement de l’ISS (partant le plus souvent de Kourou), ainsi que pour effectuer le transfert des astronautes vers cette même station. Et c’est pour l’instant le seul à le faire. J’ai ainsi vu plusieurs lancements de cette mignonne petite fusée aux 4 propulseurs d’apoint.

Pour envoyer des satellites :

VS22 – Sans doutes mon plus beau screen…. ( bizarre à dire ça…)

Pour ravitailler l’ISS:

Pour amener Christina Hammock-Koch et Nick Hague de l’équipage 59 à l’ISS. Le second slide montre d’ailleurs l’exiguïté de l’espace d’habitation : mieux vaut ne pas être claustro !!
Ce décollage a une place toute particulière dans mon cœur car c’est la première fois que je voyais un vol habité, et donc que je pouvais voir et même palper l’émotion des voyageurs; d’autant plus qu’il s’agissait du premier vol spatial de Christina Hammock-Koch. Cela rendait la mission bien plus émouvante. Elle fit d’ailleurs sa première Spacewalk quelques jours après son arrivée à bord de la station 🙂 – Cette petite promenade spatiale devait d’ailleurs à la base être à 100 féminine, ce qui ne put aboutir faute de combinaisons spatiales de petites tailles. Cela va sans dire que l’histoire fit grand bruit -.

Space X (U.S.A)

La superstar des agences spatiales ! Créée en 2002 par le miliardaire Elon Musk ( créateur de PayPal et des véhicules électriques Tesla entre autre), Space X intervient en prestation à la NASA et intéresse de plus en plus le monde de l’aérospatiale pour ses innovations, et pour ses projets qui pourraient clairement changer le cours de l’histoire. En effet, Space X crée des lanceurs réutilisables afin de réduire le coût des envois, et ainsi permettre une démocratisation du voyage interstellaire.

De plus, réutiliser la majeur partie des lanceurs permet également de réduire l’empreinte écologique sur terre – jusque là gargantuesque en fabrication et en carburant, ce qui ne changera pas tout de suite cependant – mais aussi dans l’espace, puisque nous savons que la banlieue terrestre est saturée de déchets spatiaux divers ( morceaux de fusées, de satellites explosés par d’autres débris ou météorites, outils perdus lors d’EVA etc..) allant jusqu’à dater de Spoutnik (1957!!!). La vitesse de ces débris en orbite est ahurissante et peut provoquer de graves dégâts sur d’autres satellites, et mettre en danger les astronautes lors de leurs sorties. Bref.

Crédits : Arianespace

Space X parvient ainsi à faire revenir le premier étage de ses lanceurs Flacon 9, ainsi que la majeure partie des éléments composant un Falcon Heavy, à savoir, le premier étage du lanceur, les deux boosters latéraux, ainsi que la coiffe (contrairement aux autres éléments, la coiffe retombe en deux parties dans une grand filet tendu sur l’Océan). Pour ce faire, les différents éléments sont téléguidés depuis la terre, aidés par des grilles supersoniques et atterrissent (presque) à chaque fois au centre de la cible prévue. Une vraie prouesse technique, que seule la firme privée Blue Origin semble essayer pour l’instant. Space X remet également au goût du jour la conquête spatiale avec la volonté d’envoyer des hommes sur Mars pour 2025 ou 2033 (Il subsiste encore des discordes à ce sujet), mais nous reviendrons sur ce point dans un autre article.

Explication schématisée de la récupération des éléments d’un Falcon Heavy
Retour des deux boosters

Space X est un peu l’agence que je porte le plus dans mon coeur pour ses innovations, pour le fait qu’ils nous fassent rêver avec leurs projets fous et leurs lancements en masse, mais aussi peut-être parce que le premier lancement que j’ai pu voir, était un Falcon 9 ?

Crew Dragon Demo 1 : La succession de Soyouz est assurée les gars !!

Du 2 au 8 mars 2019, Space X a lancé vers l’ISS le prototype retrofuturiste de la capsule Dragon V2 ( la capsule initiale est un cargo, celle-ci est destinée à être habitée), avec à son bord un mannequin baptisé Ripley et hommage à la merveilleuse saga Alien, ainsi qu’une petite terre en peluche afin d’attester la non-gravité. Autant vous dire que pour la marque de la peluche en question, ce fut le coup de pub du siècle, et en 48h, plus une seule petite terre en peluche n’était disponible à l’achat !!!!

Un design épuré et spacieux. Un gros changement par rapport à Soyouz !

Ainsi, du 2 au 3 mars, nous avons pu suivre consécutivement le lancement de la fusée, puis l’amarrage de Dragon, le tout filmé avec une qualité d’image extrêmement délectable…. J’étais fascinée par ces deux points avançant dans l’obscurité parsemée d’étoiles. J’ai adoré, cette fausse lenteur avec laquelle Dragon s’est amarré à l’ISS…. et le 8 mars, J’ai trouvé tellement poétique l’aterrissage de ce même dragon, surmonté de ses 4 corolles… Un moment inoubliable, qui ouvre le champ des possibles! RDV en juin pour la version véritablement habitée de ce fameux vol ! Je vous laisse voir le reste en images.

* Deux phares au milieu des étoiles *

Si vous aussi, vous êtes des mordus du Liftoff…

  • Vous pouvez adhérer au Forum de la Conquête Spatiale (FCS), qui est une mine d’information intarissable. On y rencontre des personnages fabuleux, emplis de savoir, et le plus souvent très humbles. Vous y croiserez aussi de vrais fanatiques, qui ont effectués des voyages aux quatre coins du monde pour voir des lancements, qui ont rencontré de vrais astronautes/spationautes/cosmonautes… Accessoirement, vous m’y retrouverez sous le pseudonyme « Superdoonette ».
  • Si vous souhaitez être tenus informés des prochains lancements : 1- je vais essayer de tenir un calendrier à jour en widget sur ce blog, 2- Vous avez des appli vraiment bien fichues (cf. ci-dessous. Mention ++ pour Spacer)
  • Vous pouvez regarder la plupart des lancements sur les sites des différents agences mises en hyperlien, mais vous avez aussi sur Youtube, des chaînes exclusivement consacrées à cela, avec la possibilité de se mettre un rappel (ce qui n’est pas inutile : vous recevez une notification 30 min avant le direct, et au moment T, comme ça, vous ne ratez rien!) –> Liens ci-dessous:

Space & Universe
Beyond Space
Raw Space

Il me semble que j’en ai assez dit pour cette fois-ci. J’avais encore plusieurs points à mentionner, mais on ne peut pas tout dire dans un seul article! L’espace est définitivement un sujet infini…

N.B : Mes connaissances en la matière ne sont pas scientifique, de même, comme je l’expliquais en début d’article, je suis encore novice en la matière. Vous m’excuserez donc pour le manque de précisions ou les quelques erreurs commises. Je compte sur vous pour m’instruire d’avantage sur le sujet, et nourrir ainsi un peu plus ce chapitre.

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